Défense d’un amendement pour l’égalité femmes-hommes pendant le texte « Pouvoir d’achat »

⏯ Hier soir, lors de l’examen du projet de loi « pouvoir d’achat » je défendais un amendement relatif à l’égalité femmes-hommes en entreprise.

Les femmes sont payées en moyenne 22% de moins que les hommes, c’est un fait.

Pour lutter contre ces inégalités salariales, je proposais un moyen simple de faire progresser l’égalité dans l’attribution des primes voulues par le Gouvernement : la moyenne des primes attribuées aux femmes ne pouvait être inférieure à la moyenne des primes de l’entreprise.

J’ai rappelé que les primes, c’est un outil arbitraire à la seule discrétion du patron. alors que des inégalités qui vont forcément résulter de ce dispositif, les femmes seront encore les perdantes !

Malgré le soutien de mes collègues de la Nupes comme vous pourrez le voir, la majorité et le Gouvernement ont simplement répondu que l’égalité professionnelle est déjà dans la loi. Nous la cherchons toujours…

Mes questions étaient simples pourtant :

Que faire pour lutter contre les inégalités de genre dans le monde professionnel ? Pourquoi un texte sur le pouvoir d’achat ne comporte aucune mesure pour favoriser l’égalité salariale femmes-hommes ?

Aucune réponse du ministre Olivier Dussopt.

Cet amendement a été rejeté, mais la lutte pour l’égalité, notamment salariale, entre les femmes et les hommes continue.

A consulter également

  • La déconjugalisation de l’AAH : enfin !

    Enfin ! Hier soir, l’Assemblée a enfin voté pour la « déconjugalisation » de l’allocation adulte handicapé. Alors que la majorité avait refusé de voter cette mesure à 6 reprises sous la précédente législature, nous apportons enfin un peu de justice sociale en mettant fin à cette absurdité. J’ai une pensée pour toutes les personnes…

  • Pouvoir d’achat : je demandais une conférence nationale sur les salaires

    Nous poursuivons l’examen du projet de loi pouvoir d’achat dans l’hémicycle. Avec les Députés Socialistes et apparentés nous proposions de donner aux partenaires sociaux la possibilité d’ouvrir une conférence nationale sur les salaires et ainsi redonner vraiment du pouvoir d’achat aux salarié-e-s. Cela n’engageait en rien la majorité : refus net.

  • Ma question écrite concernant les étudiant-e-s sans Master

    Depuis une réforme instaurée sous le précédent quinquennat, les étudiant-e-s sont sélectionnés pour les masters à la fin de la 3ème année de licence (après le master 1 auparavant). Les effets pervers de cette réforme ? Des milliers d’étudiant-e-s se retrouvent sans master à l’issue de trois années pourtant validées, ne peuvent poursuivre leurs études…