Amélioration des soins palliatifs et création de l’aide active à mourir

Hier, nous avons voté pour deux textes importants, l’un pour l’amélioration des soins palliatifs et l’autre qui crée une aide active à mourir.

Je sais que ces textes touchent à l’intime et aux convictions de chacune et chacun. J’ai reçu beaucoup de sollicitations concernant l’ouverture de l’aide active à mourir et je reste naturellement à l’écoute de chacun, y compris les opposants, j’entends leurs inquiétudes.

Néanmoins, j’ai aussi entendu la souffrance rapportée par beaucoup, l’impossibilité de guérir face à la maladie. Ces nombreuses histoires de personnes obligées d’aller en Suisse ou en Belgique pour abréger d’immenses douleurs incurables.

Enfin, j’ai consulté l’assemblée citoyenne de circonscription dans le Calvados qui a largement soutenu ce texte.

Ce texte pose des conditions très strictes et cumulatives pour bénéficier de ce droit et notamment d’être atteint « d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qui engage le pronostic vital, en phase avancée » et être « apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée ». Les personnes dont le discernement est altéré ne peuvent pas en bénéficier par exemple.

J’ai donc voté en faveur de ce texte qui, je pense, ouvre un droit très important pour les patients en fin de vie et constitue une liberté nouvelle. La dignité des patients est une priorité absolue qu’il est important pour moi de respecter.

Ce texte est une première pierre et pourra être amené à évoluer dans les années à venir, notamment pour renforcer les directives anticipées et le libre choix d’administration de la substance létale.

Bien entendu, je reste mobilisé pour m’opposer aux coupes budgétaires de l’hôpital public et pour améliorer les conditions de travail des soignants. Tout cela est un ensemble indispensable pour améliorer la santé des Françaises et des Français.

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