La torpeur médiatique de l’après 14 juillet a été troublée par les annonces indécentes d’un François Bayrou qui semble oublier qu’il n’a aucune majorité pour une politique de régression sociale.
En présentant une copie inacceptable avec de nouvelles coupes pour les services publics, en faisant payer travailleurs et retraités modestes, le Premier ministre sera censuré s’il ne change pas totalement de direction.
En agitant des chiffons rouges comme la suppression de jours fériés dont le 8 mai, il a réussi à faire l’unanimité contre lui. Le 8 mai est un jour important pour entretenir la mémoire, et nous le savons tout particulièrement dans notre département.
Dans le Calvados au mois de juin nous avons, comme chaque année, fêté l’anniversaire du Débarquement. J’ai également eu l’occasion d’exercer à Caen mon droit de visite au centre pénitentiaire de Caen-Ifs et au local de rétention administrative du commissariat de Caen. L’occasion de constater les effets de la surpopulation carcérale qui pèse sur les détenus comme sur les surveillants. L’incendie d’un squat début juillet, mettant près d’une centaine de personnes à la rue n’a fait que renforcer la nécessité de moyens pour l’hébergement d’urgence, un combat que je mène depuis mon élection.
La fin de l’année, émaillée de fêtes d’écoles, est aussi un moment de préparation de la rentrée scolaire : j’ai été aux côtés des AESH et des communautés éducatives des collèges particulièrement touchés par des fermetures de classes, comme celui de Mondeville.
À l’Assemblée nationale, nous avons achevé fin juin les travaux de la commission d’enquête sur Tiktok que je préside depuis mars, après 166 auditions menées tambour battant, avec sérieux et détermination. Le rapport de synthèse sera présenté en septembre. Je suis revenu dans cet entretien au Monde sur les principaux enseignements. Le gouvernement m’a missionné début juillet pour prolonger à l’automne les travaux sur l’encadrement du numérique.
Vous avez également été très nombreuses et nombreux à m’interpeller concernant la loi Duplomb. Je m’y suis bien sûr fermement opposé. Une pétition la dénonçant frôle les 2 millions de signatures. Les socialistes ont saisi le Conseil constitutionnel. Si la loi n’est pas censurée, nous demandons que le président de la République active l’article 10 de la Constitution pour obtenir un nouveau vote sur cette loi. S’il s’y refuse, nous déposerons une loi d’abrogation. Nous refusons catégoriquement la réintroduction de pesticides interdits, néfastes pour la santé et l’environnement.
Nous aborderons la rentrée avec gravité pour répondre aux défis qui s’annoncent. D’ici-là, je vous souhaite un bel été et je vous informe que la permanence parlementaire sera fermée du 29 juillet au 25 août. En cas d’urgence vous pouvez toujours me joindre en envoyant un courriel à arthur.delaporte@assemblee-nationale.fr.
Fidèlement,




