Lettre d’information n°23 – Novembre 2024

Chères toutes, chers tous,

L’actualité est évidemment marquée par la censure inédite du gouvernement de Michel Barnier. Je l’ai votée en conscience, avec un sens aigu de la gravité de la situation.

Le budget de la sécurité sociale, passé par 49.3, était pour la gauche inacceptable avec sa non-revalorisation des pensions à hauteur de l’inflation, ses coupes sombres pour l’hôpital, la perspective du déremboursement de médicaments ou de franchises sur les rendez-vous médicaux, l’augmentation du nombre de jour de carence… À aucun moment, et malgré les amendements adoptés à l’Assemblée par les députés, le Premier ministre ne nous a tendu la main ou n’a cherché à négocier, alors que notre seul objectif est l’amélioration du quotidien des Françaises et des Français.

En choisissant de discuter avec la seule extrême droite au mépris du front républicain, le Premier ministre a inéluctablement précipité sa chute. Fort heureusement, nos institutions sont solides et cette motion n’aura pas d’impact sur le versement des salaires et la perception des recettes, contrairement à ce que certains ont laissé entendre afin d’agiter les peurs.

Nous attendions qu’Emmanuel Macron saisisse enfin la gravité du moment politique pour arrêter de considérer qu’il peut gouverner tout seul comme en 2017. Son allocution de jeudi dernier laisse à penser que le président s’obstine dans son déni, en refusant de considérer sa propre responsabilité dans la situation actuelle.
Face à une Assemblée fragmentée mais néanmoins centrale, il devrait désigner une ou un Premier ministre de gauche qui soit en capacité de dialoguer avec les groupes politiques républicains et qui pourra négocier un pacte de non-censure. Nous devrions évidemment, faute de majorité, faire des compromis afin de faire appliquer le programme de la gauche unie que nous portons.

Malgré ces jours mouvementés à l’Assemblée nationale, je reste présent en circonscription à votre rencontre et à votre écoute. Mes échanges avec vous témoignent aussi de vos attentes : un service public restauré, un droit à un logement digne, des moyens pour notre système éducatif et pour la santé. Absolument tout ce qui n’était pas dans le budget que nous avons censuré. Aux côtés des manifestants à Caen le 5 décembre par exemple (France 5 m’a suivi pour l’occasion, reportage que vous pouvez retrouver en suivant ce lien), je me mobilisais pour la défense du service public et des conditions de travail des salariés.

Vous le savez, la période de fin d’année est aussi synonyme des traditionnels voeux. En 2025, je vous accueillerai le 30 janvier à 19h à la Fonderie à Hérouville-Saint-Clair pour un moment convivial et chaleureux. Vous trouverez les informations nécessaires et le formulaire d’inscription ci-dessous, en espérant vous y retrouver !

A consulter également

  • Découvrez le rapport Delaporte-Vojetta

    Découvrez le rapport Delaporte-Vojetta

    Téléchargement de l’intégralité du rapport Dossier de presse : télécharger

  • Examen de la proposition de loi visant à instaurer une aide d’urgence à destination des femmes victimes de violences conjugales

    Examen de la proposition de loi visant à instaurer une aide d’urgence à destination des femmes victimes de violences conjugales

    « 𝑇𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑒𝑟𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑜̂𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑗𝑢𝑔𝑎𝑙 𝑠𝑒 𝑟𝑒́𝑣𝑒̀𝑙𝑒 𝑎̀ 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑟 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑜𝑢̀ 𝑙𝑎 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒́𝑐𝑖𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑟. […] 𝑆𝑜𝑛 𝑒𝑥-𝑚𝑎𝑟𝑖, 𝑎𝑑𝑒𝑝𝑡𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑖𝑒𝑟𝑠, 𝑙𝑢𝑖 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑡 𝑙𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑙𝑜𝑠𝑠𝑎𝑙𝑒𝑠. 𝐿𝑒 𝑝𝑖𝑒̀𝑔𝑒 𝑠𝑒 𝑟𝑒𝑓𝑒𝑟𝑚𝑎𝑖𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑒𝑙𝑙𝑒, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑎𝑢𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑔𝑟𝑒𝑛𝑎𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑒̀𝑠 𝑎̀ 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑒́𝑔𝑜𝑢𝑝𝑖𝑙𝑙𝑒́𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠. » Ces mots ce sont ceux de…

  • Pour une école de l’émancipation individuelle de l’élève, de l’égalité dans l’accès au savoir et à la réussite

    Alors que le RN fait examiner un texte aujourd’hui pour imposer le retour de l’uniforme à l’école, Brigitte Macron s’est prononcée hier en faveur d’une telle mesure. Je suis scandalisé par cette ingérence et cette duplicité, à quel titre s’exprime Brigitte Macron ? Où est le ministre de l’éducation nationale ? L’école que nous défendons…

  • Non à la réforme des retraites !

    Parmi les travailleurs les plus pauvres, 1 sur 4 est déjà mort avant d’atteindre 62 ans, l’âge légal de départ à la retraite aujourd’hui. 1 sur 3 sera mort avant 65 ans. Il y a 13 ans de différence d’espérance de vie entre les cadres et les ouvriers. La réforme du Gouvernement, visant à reculer…