Hébergement d’urgence : on ne peut pas fermer un gymnase… sans solution !

Depuis l’incendie du squat de la Demi-Lune à Caen, des dizaines de personnes – hommes, femmes, enfants – sont temporairement mises à l’abri dans un gymnase municipal. Elles ne rentrent pas dans les cases de l’hébergement d’urgence classique, mais elles ont besoin, comme tout le monde, d’un toit et de dignité.

Aujourd’hui, on apprend que ce gymnase pourrait fermer sans solution. Cela signifie concrètement une remise à la rue brutale, dans une ville déjà marquée par la saturation des dispositifs d’accueil.

➡️ L’État doit prendre ses responsabilités : les capacités sont dépassées, le 115 ne répond plus, les associations sont à bout. Il faut renforcer les moyens dans le Calvados.

➡️ La Ville de Caen doit maintenir la mise à l’abri, tant qu’aucune alternative digne n’est trouvée. Si le gymnase n’est plus adapté, un autre lieu public doit être mobilisé.

📍Fermer sans solution, c’est prendre un risque humain, social… mais aussi sécuritaire :

✊ J’en appelle à la responsabilité de l’État, et à l’engagement continu de la Ville. Il est encore temps d’agir.

#Caen#UrgenceSociale#Sécurité#HébergementDurgence#Solidarité#DignitéPourTous

©Radio France – Anouk Caron

A consulter également

  • Découvrez le rapport Delaporte-Vojetta

    Découvrez le rapport Delaporte-Vojetta

    Téléchargement de l’intégralité du rapport Dossier de presse : télécharger

  • Mon intervention dans RFI pour évoquer l’actualité parlementaire : 49.3, motions de censure, budgets

    J’étais l’invité de la matinale de RFI pour évoquer l’actualité parlementaire : 49.3, motions de censure, budgets. Mais c’était aussi l’occasion de revenir sur les annonces du président sur le recul de l’âge de départ à la retraite. Nous combattrons cette réforme, au contraire nous souhaitons une réforme de justice qui prenne mieux en compte…

  • Les oublié-e-s du Ségur de la santé

    « Pas une journée sans que l’un de nous reçoive un mail, un SMS, un appel d’une personne ou d’un responsable d’établissement du secteur médico social parce qu’ils n’ont pas bénéficié ni du Ségur 1, ni du Ségur 2, ni des accords Laforcade ! » Plus de 230 000 personnes seraient exclues de ces accords…

  • Soutien aux personnes dédiées à leur mission en dépit de conditions de travail difficiles

    « Quand on travaille pour moins de 1 300 € net mensuels avec des rythmes impossibles, que l’on est augmenté de 0,05 € de l’heure après deux ans d’ancienneté, que l’on attend toujours la revalorisation du Ségur.. » Pendant l’examen du projet de loi qui finance notamment les métiers du lien, j’ai tenu à rappeler…