Aux côtés des ATSEM de Giberville

Ce samedi, j’ai rencontré les ATSEM de Giberville qui étaient en grève le 9 octobre dernier.

Chaque jour, elles accueillent les enfants, veillent à leur sécurité, les accompagnent dans leurs premiers apprentissages, prennent en charge les changes (de plus en plus), rassurent, apaisent, soutiennent. Leur engagement est constant, souvent invisible, toujours indispensable.

Au fil de la discussion, un constat s’est imposé : leur métier a profondément évolué : prise en charge de situations complexes, multiplication des missions éducatives…

Les responsabilités se sont accrues, sans que la reconnaissance statutaire et salariale ne suive réellement. Pire : la carence imposée alors qu’elles sont exposées aux maladies des enfants est vécue comme une injustice.

Elles ne demandent pas des privilèges, mais de la cohérence : que l’évolution de leurs missions soit enfin reconnue, que leur rôle éducatif soit pleinement assumé, que la pénibilité de leur métier soit prise en compte.

Ce temps d’échange renforce une conviction : on ne peut pas continuer à faire reposer le bon fonctionnement de l’école maternelle sur le dévouement silencieux de ces agentes. La reconnaissance des ATSEM est une question de justice sociale, de qualité du service public et de respect du travail accompli.

Merci à elles pour leur engagement quotidien et pour la qualité de cet échange. Je porterai leur voix.

Sur la photo, spéciale dédicace à Rachel, la mère de Hermine !

A consulter également

  • Bénéficiaires des TUC, enfin une avancée ?
  • Fêtes de quartier en circo

    Ce week-end, j’ai eu le plaisir de participer à plusieurs fêtes de quartiers et de communes de notre territoire. À la kermesse de l’école des Tilleuls à Mondeville, à la fête du quartier de Saint-Jean-Eudes à Caen et à la fête de la commune de Cagny, où j’ai notamment eu l’occasion d’échanger avec Miss Normandie,…

  • Pride de Caen

    Pride de Caen

    Présent ce samedi à la Pride de Caen. Dans de nombreux pays, les droits des personnes LGBTQIA+ sont aujourd’hui attaqués : lois restreignant les libertés, discours de haine encouragés au plus haut niveau de l’État. Dans certains pays, aimer une personne du même sexe ou affirmer son identité de genre expose encore à la prison,…