Ce samedi, j’ai rencontré les ATSEM de Giberville qui étaient en grève le 9 octobre dernier.
Chaque jour, elles accueillent les enfants, veillent à leur sécurité, les accompagnent dans leurs premiers apprentissages, prennent en charge les changes (de plus en plus), rassurent, apaisent, soutiennent. Leur engagement est constant, souvent invisible, toujours indispensable.
Au fil de la discussion, un constat s’est imposé : leur métier a profondément évolué : prise en charge de situations complexes, multiplication des missions éducatives…
Les responsabilités se sont accrues, sans que la reconnaissance statutaire et salariale ne suive réellement. Pire : la carence imposée alors qu’elles sont exposées aux maladies des enfants est vécue comme une injustice.
Elles ne demandent pas des privilèges, mais de la cohérence : que l’évolution de leurs missions soit enfin reconnue, que leur rôle éducatif soit pleinement assumé, que la pénibilité de leur métier soit prise en compte.
Ce temps d’échange renforce une conviction : on ne peut pas continuer à faire reposer le bon fonctionnement de l’école maternelle sur le dévouement silencieux de ces agentes. La reconnaissance des ATSEM est une question de justice sociale, de qualité du service public et de respect du travail accompli.
Merci à elles pour leur engagement quotidien et pour la qualité de cet échange. Je porterai leur voix.
Sur la photo, spéciale dédicace à Rachel, la mère de Hermine !



